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EMBALLAGE : MARCHÉ ET ENJEUX EN 2016

A. 2020 : PRÈS DE 1 000 MILLIARDS US$ POUR L’EMBALLAGE MONDIAL ET 8 MILLIARDS D’HUMAINS

Le marché mondial de l’emballage est chiffré à 812 milliards US$ 5 en 2014 selon un taux de croissance annuel moyen (TCAM) de 4,2% depuis 2010. Estimé en 2015 à 839 milliards US$, il atteindrait 998 milliards US$ en 2020 avec TCAM de 5% pour parvenir à 1 100 milliards US$ en 20246 . Avec une population mondiale de 7,35 milliards d’humains en 2015 selon l’ONU : ce sont 114 US$ d’emballages consommés par individu/par an dans le monde. Moyenne mathématique qui cache tant de disparités ! Les économies les plus développées sont les plus productrices et les plus consommatrices d’emballages. Ces marchés matures subissent d’importantes modifications dans la chaine de valeur de l’emballage sous l’impulsion des changements démographiques, environnementaux et de la « nouvelle économie ». Les économies émergentes créent les nouvelles opportunités, satisfaisant ainsi les attentes de leurs populations. Parmi les plus toniques: le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (MENA) verront leur marché de l’emballage croître de 35,4 milliards US$ en 2014 à 45,2 milliards $ en 2019 avec un TCAM de 5%, plus élevé que celui du marché mondial de l'emballage.

UN MARCHÉ MONDIAL QUI PRIVILÉGIE MATÉRIAUX SOUPLES ET PLASTIQUE 

Partagé entre cinq grandes familles de matériaux : plastiques, papier-carton, verre, métal, bois (le textile restant marginal), le marché mondial des emballages profitent depuis plusieurs années aux matières plastiques rigides et aux matériaux souples/flexibles.

share of materials in value

Source : ALL4PACK d’après estimations

En unités d’emballage , les principaux matériaux d’emballage utilisés dans le monde sont également les matériaux souples (36%), les papiers et cartons (24%) et les matières plastiques rigides (20%). Les emballages les plus utilisés étant les sacs et sachets (875,59 milliards d’unités), les bouteilles (810,32 milliards) et les boîtes (412,95 milliards).

Les plastiques rigides enregistrent le plus fort taux de croissance

plastic packaging

Les emballages en plastique rigide devraient poursuivre leur croissance avec un TCAM de 4,4% jusqu’en 2020 à 222,5 milliards US$ 8 . Le PET reste leader grâce à sa légèreté qui réduit les coûts et empreinte carbone lors des transports. Sa consommation mondiale atteindrait 21,1 millions de tonnes en 2021 grâce à des évolutions technologiques qui permettent, en autres, le conditionnement du lait et le remplissage à chaud de sauces et préparations culinaires. L’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie seront les plus forts consommateurs d’emballages en plastique rigide dans les cinq prochaines années. A l'inverse, sur les marchés comme l'Australie, la demande des boissons gazeuses, eau et produits alimentaires semble saturée et s’oriente vers des emballages en plastique souple comme nouvelles sources de croissance.

Une croissance ralentie pour les matériaux flexibles/souples

La demande en emballages flexibles (papier, plastiques, matériaux complexes /multicouches) s’est fortement développée dans la dernière décennie à 210 milliards US$ en 2015. Des sauts technologiques et le macro-environnement ont transformé cet emballage perçu au départ comme un « low cost » en un « must have » de qualité pour une multitude d'applications. Ce marché devrait prospérer dans les cinq années à venir à 3,4% l’an pour atteindre 248 milliards US$ 9 en 2020. L’Asie restera le marché le plus important, passant de 42% de part de marché en 2015 à près de 45% en 2020, devant l’Europe de l’Est. L’alimentaire est le 1er secteur client avec 70% de la consommation des emballages flexibles à 18,8 millions de tonnes en 2015. L’amélioration des propriétés barrières des matériaux flexibles à épaisseur réduite reste porteuse d’avenir. De même ; les équipements de remplissage à grande vitesse, qui maintiennent les emballages par le col, favorisent la pénétration des emballages flexibles sur le marché des boissons.

L’emballage carton boosté par le commerce électronique

paper packaging

Les emballages métalliques suivent l’évolution du marché mondial de l’emballage. Estimé à 102,9 milliards US$ 11 en 2015, le marché global atteindrait 106,1 milliards $ en 2016 (+3,1%) et 132,1 milliards $ en 2021 (+4,5% l’an). La demande provient d'Asie, tirée par la Chine, et favorise en particulier les aérosols pour produits d’hygiène corporelle, cosmétiques, et produits d’entretien. Sur les marchés d’Europe Occidentale et d’Amérique du Nord, les conserves alimentaires sont en revanche impactées par la concurrence des emballages flexibles et par l’attente de leurs consommateurs pour des fruits et légumes frais. En revanche, les boites boisson, qui représentent 65% du marché de l‘emballage métallique, continuent de progresser sous l’impulsion des brasseries et microbrasseries qui rivalisent d’imagination avec des design et formats spécifiques.

Stabilité pour les emballages en métal

metal packaging

Metal packaging follows the trends of the global packaging market. Estimated at USD102.9 billion in 2015, the global market is forecast to reach USD106.1 billion in 2016 (+3.1%) and USD132.1 billion in 2021 (+4.5% per year).

Demand comes from Asia, driven by China, and particularly focuses on aerosols for personal hygiene products, cosmetics and cleaning products. On Western European and North American markets, canned foods are being impacted by competition from flexible packaging and by consumers' demand for fresh fruit and vegetables.

However, cans for beverages, which represent 65% of the metal packaging market, continue to progress, driven by breweries and micro-breweries which compete with each other on design and special formats.

Le luxe : segment privilégié de l’emballage en verre

glass packaging

L’emballage en verre enregistrerait le plus faible taux de croissance à perspective 2020 à 63,87 milliards US$. Essentiellement dédié aux boissons et à la parfumerie, il est devenu symbole du luxe, et parfois de la transgression, avec des créations haut de gamme et sophistiquées. Ainsi, le Champagne multiplie les séries limitées, les vins s’adressent aux femmes avec des couleurs acidulées, les bières utilisent des emballages premiums avec des étiquettes PSL 12 pour un look «sans étiquette». Verre dépoli, effets tactiles et formes uniques dynamisent ce matériau.

Les emballages en bois,

wooden packaging

principalement les palettes et cagettes, concernent essentiellement l’emballage industriel. Suivant la croissance de l’industrie mondiale de la logistique, la production de palettes a atteint 73,6 millions de palettes Euro (+11% par rapport à 2014) sachant que plus de 91% de ces palettes sont en bois.

DES SECTEURS CLIENTS PORTÉS PAR LES ÉCONOMIES EN DÉVELOPPEMENT

Canadean’s estime le marché mondial des emballages à 3 576 milliards d’unités en 2015 et à 4 029 milliards d’unités d’emballages en 2018 (soit +12%), tandis qu’Euromonitor International l’estime à 4 300 milliards d’unités en 2015 dont 73% destinées aux denrées alimentaire et boissons. Compte tenu de la demande des économies en développement, les secteurs de la beauté et de l’hygiène enregistreront les plus fort taux de croissance à perspective 2019, sans oublier l'électronique grand public, les aliments pour animaux de compagnie, les produits pour la maison et le jardin.

global packaging market by sector 2015

Source: Euromonitor International

OPTIMISME ÉGALEMENT POUR LE MARCHÉ MONDIAL DES MACHINES

Le marché mondial des machines d’emballage-conditionnement devrait connaître une croissance annuelle moyenne de 4,9% au cours des trois prochaines années pour atteindre une valeur estimée à 40,3 milliards d'euros en 2018 selon l’UCIMA. Optimisme corroboré par le cabinet Technavio qui estime ce marché mondial global à 51 milliards US$ en 2020 avec un TCAM de 5,34%.

packaging machines market share 2015

Source : ALL4PACK d’aprèsTechnavio

Cette croissance profitera particulièrement aux machines pour l'industrie cosmétique (+6,6%), l'industrie chimique (+5,4%) et les industries alimentaires (+5,2%). En valeur, le marché de l’alimentaire restera le principal secteur client pour 31,8% de la demande totale à 12,8 milliards d'euros, suivi par les boissons pour 31,5% à 12,7 milliards €. La demande en machines sera particulièrement soutenue en Asie, Afrique et Océanie (+7,1%) suivie par l'Amérique latine (+5,6%). Les machines de type wrapp et de regroupement devraient connaître le plus fort taux de croissance sur la période (+5,6%) du fait de la croissance du marché des emballages flexibles, devançant ainsi les machines de remplissage (+5,2%) et les machines d'étiquetage (+5,0%). La robotique et l’impression digitale s’affichent de plus en plus dans les ateliers de conditionnement et contribuent à un paysage fait de machine flexibles, fiables, économes en énergie, intrants et déchets, maximisant la durée de vie des produits, avec une maintenance allégée et une sécurité accrue.

B. EUROPE : UNE UTILISATION DES MATÉRIAUX D’EMBALLAGE PLUS SEGMENTANTE

Le marché des emballages dans les pays européens chiffré en volume par Canadean’s devrait croître d'environ 2,1% l’an entre 2014 et 2018 pour atteindre 1 043 milliards d’unités d’emballage, Russie et Allemagne étant les plus gros marchés consommateurs.

Marché européen des emballages par pays exprimé en milliards d’unités d’emballage 2010-2018

EU packaging market by country

Source: Canadean

Sans surprise, le marché européen des emballages profite également aux matériaux flexibles et au plastique rigide avec 62% du marché des emballages en 2015.

Marché européen des emballages par matériaux exprimé en milliards d’unités d’emballage 2010-2018

eu packaging market by material

Source: Canadean 

Devant représenter 373,56 milliards d’unités en 2018, l’emballage flexible est essentiellement représenté par les sacs et sachets (65,8% de la demande en 2014), suivis par les films. Le principal secteur utilisateur est l’alimentaire avec 80,9% du marché en 2015 où les segments de la boulangerie et des céréales représenteront à eux seuls 36,9% de la demande en 2018. La Russie reste le 1er pays consommateur avec un TCAM de 6,28% entre 2014 et 2018.

La demande européenne d’emballages en papier-carton devrait continuer à croître à un rythme lent jusqu’en 2018 ; conséquence des fluctuations de la demande émanant des produits alimentaires et du tabac. La Russie est ici aussi le pays le plus consommateur avec un TCAM de 1,97% sur la période 2014-2018, devant La Turquie et l'Allemagne autres grands marchés pour l'emballage papier-carton. La demande européenne pour les emballages en plastique rigide passerait à 292,87 milliards d’unités en 2018 avec une croissance toujours soutenue de +2,19 à +2,61% l’an.

Le secteur alimentaire en utilisera 164,73 milliards d’unités, soit 56,2%, les boissons 42,5% et les produits laitiers 24,7%. L’Allemagne et la Russie sont les plus grands consommateurs avec chacun 13,4% de la demande, l’Allemagne devant atteindre 37,68 milliards d’emballages en plastique rigide en 2018 (TCAM : 1,38%). La demande pour les emballages métalliques rigides dans les pays européens enregistrera une croissance modérée de +1,44 à +1,88% d’ici 2018. Le RoyaumeUni reste le plus grand consommateur tandis que la Bulgarie enregistre le plus fort TCAM à 12,08% à perspective 2018.

L‘emballage en verre devrait enregistrer un recul de -0,27% comme conséquence d’une plus faible demande de la part de l’alimentaire, de la bière et du cidre qui consomment actuellement 61,70% des emballages en verre en Europe. Principal débouché : la bière représentera 22,7% du marché en 2018, mais comme le cidre et les soft drinks, cette catégorie se tourne vers d’autres alternatives. Les produits d’assaisonnement, vinaigrettes et sauces s’affirment alors comme d’intéressants débouchés.

Marché européen des emballages par secteur utilisateur exprimé en milliards d’unités d’emballage 2010-2018

eu packaging market by sector

Source: Canadean

L’ALLEMAGNE ET L’ITALE AU COUDE À COUDE SUR LE MARCHÉ DES MACHINES D’EMBALLAGE

L’offre en machines d’emballage et de conditionnement dans l’UE, estimée par Eurostat à 11,6 milliards € 13 en 2014, se partage entre machines de remplissage/fermeture (47% à 5,5 milliards €), machines de lavage-nettoyage (5% à 517,5 millions €), et d’emballage-suremballage (48% à 5,6 milliards €). Les deux pays européens leaders de la production, Allemagne et Italie, sont au coude à coude. La production de machines ayant stagné en Allemagne de 2012 à 2014, celle des machines d’emballage et de conditionnement a accusé un recul de 7,5%. En Italie, cette production a atteint de 6,1 milliards d’euros en 2014 et enregistre une croissance de +1,4% en 2015. Concurrence d’autant plus exacerbée que les deux pays affichent le même taux d’export, à près de 86%, spécialement vers l’Arabie Saoudite, le Nigeria, le Pérou, l'Indonésie, la Malaisie, l'Algérie, la Turquie et l'Iran.

value of packaging machines 2014

Source: ALL4PACK d’après Eurostat 2015

Le marché devrait connaître une croissance de 3% dans les trois ans à venir pour un total de 10,7 milliards d'euros14 selon UCIMA, spécialement portée par les machines destinées à l’industrie cosmétique (+4,8%), l’agro-alimentaire (+4,1%) et l'industrie chimiques (+3,5%).

C. 2014 : UNE ANNÉE GLOBALEMENT FAVORABLE POUR L’EMBALLAGE FRANÇAIS

material share in value 2015

Source: ALL4PACK d’après Elipso, SNFBM, FEVE, MIP, FCBA

2013-2014 change in value

Source: ALL4PACK d’après Elipso, SNFBM, FEVE, MIP, FCBA

En 2014, l’industrie française de l’emballage plastique et de l’emballage souple enregistre un chiffre d’affaires15 de 7,6 milliards € versus 7,5 milliards € en 2013, soit une progression de +1,3%. Ce secteur compte 400 entreprises et 38 000 collaborateurs, consacre 4,5% de son C.A. aux investissements (contre 4% en 2013), et a produit 2 039 KT en 2013.

Les secteurs clients de l’emballage et du film plastique sont d’abord l’agroalimentaire (65% du C.A.), suivi par la santé-hygiène et beauté (12%), les produits d’entretien (13%) et enfin l’industrie et transports pour 10%. L’année 2015 aura été marquée par une forte crainte de pénurie de matières premières qui se sera soldée par des problèmes d’approvisionnement et des hausses difficilement incontrôlables du prix de certains polymères.

En 2014, la filière de l’emballage en papier-carton16, qui rassemble près de 700 entreprises, a réalisé un chiffre d'affaires de 8,3 milliards d'euros consolidé (identique en 2013 et 2015) dont 2 milliards € en production avec 34 entreprises et 4 300 salariés. La transformation, c’est à dire l’industrie française de l’emballage en papier-carton affiche un C.A. consolidé de 6,3 milliards € pour 5,1 millions de tonnes consolidées issues de plus de 650 entreprises et 30 000 salariés.

Le secteur de l’emballage en carton ondulé représente 17 groupes, 73 sites et 11 600 salariés directs (40 000 salariés directs et induits). En 2014, son C.A. à 2,87 milliards d’euros, soit +1,54% par rapport à 2013, et à 2,86 milliards d’euros en 2015 (soit -0,3% versus 2014). Les tonnages produits ont été de 2 700 KT en 2014 (-0,40%) et de 2,840 KT en 2015 (+0,8%). L’essor du e-commerce n’avait pas permis de rattraper en 2014 la baisse des commandes dans l’agro-alimentaire et surtout de l’industrie manufacturière. Placée au 3e rang européen et au 6e rang mondial, la France présente un solde déficitaire.

Près de 90% des 353 KT importées en 2015 (-0,9% par rapport à 2014) proviennent d'Europe et en particulier d'Allemagne, d'Italie, d'Espagne et de Belgique, alors que 225 KT sont exportées (+3,9% par rapport à 2014). Le secteur du cartonnage est resté stable en 2014, avec une variation de +0,5% en valeur et +0% en tonnage. Situation quasi-identique en 2015 : +0,5% en valeur et +1% en tonnage à 603 KT transformées. En 2015, le secteur a observé un leger redressement des marges d’exploitation. L’agro-alimentaire est le marché client du carton plat dominant avec 56%. Il devance celui des biens de consommation à 24%, les biens intermédiaires à 12% et les biens d’équipement à 6%.

En 2015, la production de papiers d’emballage souple à chuté en tonnage de -1,4%, tout comme la production de sacs industriels et commerciaux (-6,3%) du fait de la baissse des marchés de la construction et du batiment, tandis que la petite et moyenne sacherie commencait à voir les effets de la prochaine mise en œuvre de l’interdiction des sachets non biodégradables au 1er juillet 2016. L’industrie du verre d’emballage française se place au 3 ème rang européen18 avec 3,1 millions de tonnes en 2014 issus de 20 unités et environ 6 800 salariés.

Elle contribue à 14% de la production de l’UE derrière l’Allemagne (18%) et l’Italie (17%). La croissance en tonnage de +2,2% par rapport à 2013 est supérieure à la croissance moyenne enregistrée par l’industrie verrière européenne durant la période. C’est un rebond après un recul en moyenne de 3% l’an enregistré depuis la crise économique. La production est tirée par la bouteillerie qui a bénéficié de la bonne performance du secteur des boissons et du vin en 2014.

L’année 2015 aura été marquée par la cession par le groupe Saint Gobain de Verallia, n°3 mondial de l’emballage en verre, au fonds de pension Apollo et à BPI France. Les 40 unités et 6 500 salariés qui composent l’industrie de l’emballage métallique française ont réalisé un C.A. de 1 364 millions d’euros19 en 2014, soit +3,5% par rapport à 2013. L’emballage en acier représente 839 millions € en 2014 (+0,6% versus 2013), l’aluminium atteignant 525 millions € (+8,5% par rapport à l’année précédente). En volume, la progression de l’emballage en fer blanc est légèrement supérieure à celle de l’aluminium : respectivement +2,6% à 399 KT en 2014 et +2,1% à 297 KT.

Avec une croissance de + 9,9%, deux fois et demi supérieure à la croissance du marché européen, 5,15 milliards de boites pour boissons ont été remplies en France en 2014. 33% de ces boîtes-boissons sont des canettes de bière alors qu’elles ne représentaient que 19% en 2009. Les boites pour conserves appertisées ont également progressé de +5% à 279 milliers de tonnes, dont 231 KT pour l’acier (+5,2% par rapport à 2013) et 47,8 KT pour l’aluminium (+3,9%). En revanche, les boitiers pour aérosols et emballages industriels métalliques confondus affichent un recul de -2% à 64,7 KT en 2014, bien que le secteur des aérosols soit en légère progression.

Enfin, le bouchage métallique présente une baisse significative de - 8,2% à 63 KT. L’année 2015 a mis sous le feu de la rampe la loi française n° 2012-1442 visant « à la suspension de la fabrication, de l'importation, de l'exportation et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du bisphénol A ». A suivre pour sa future conséquence en termes de limite de migration spécifique !

L’industrie de l’emballage bois se compose de quatre secteurs d’activités : la production de palettes avec 450 entreprises et 450 millions € de C.A., l’emballage industriel avec 133 entreprises et 373 millions € de C.A., l’emballage léger en bois avec 45 entreprises et 300 millions €. Ces trois secteurs totalisent un C.A. d’environ 1,123 millions €20 en 2014. En 2015, Les emballages légers ont enregistré un retrait de 1,7%, alors que les caisses et emballages industriels progressaient de 1,1%. Si les prix d’achat et de vente sont restés stables en 2015, les marges se sont effondrées avec un chiffre d’affaires en repli de 0,7 % 21 .

Quatrième secteur, la tonnellerie a produit 524 500 fûts, pour un chiffre d'affaires22 de 342 millions d'euros en 2014 avec 51 tonnelleries, soit une stabilité en valeur pour une faible diminution en volume de 3%. Exportatrice à 70% de sa production, la tonnellerie connaît une période sans trouble économique majeur depuis 2000. Seules 10 entreprises dans cette industrie globale de l’emballage en bois ont plus de 100 salariés, dont l’une est leader européen pour la palette. Ce sont donc au total 18 000 salariés qui génèrent un chiffre d’affaires d’environ 1,5 milliards d’€ en 2014.

En 2014, l’industrie française des machines d’emballage et de conditionnement affiche23 un C.A. de 670 millions d’euros avec 138 unités de production légales et un effectif de 4 217 salariés. Elle enregistre un léger recul de -0,3% à 672 millions € en 2013. Les exportations se soldent à 405 millions €, soit -8,6% par rapport à 2013 à 443 millions €. Les destinations sont les USA à 17% en valeur, l’Espagne 7%, la Chine 6%, la Russie, l’Allemagne et le Royaume Unis pour chacun 5%. Mais 46% de ces exportations sont destinées à d’autres pays d’Afrique et du Maghreb par exemple. Les importations, qui s’élèvent à 427 millions € contre 456 millions en 2013 (soit -6,4%) proviennent essentiellement de l’Italie (36%), de l’Allemagne (28%), des Pays Bas et Suisse pour 6% chacun en valeur. Ces machines de transformation et fabrication d’emballages, de conditionnement, équipements permettant l’identification, le marquage, la décoration ou l’étiquetage, systèmes de palettisation, de protection pour le stockage et l’expédition ont bénéficié en 2014 de la reprise américaine et des développements asiatiques, mais de fortes perturbations géopolitiques ont retardé, voir obéré, des projets d’investissement en Russie et au Proche-Orient.

D. VERS L’EMBALLAGE « MILLENNIAL » ?

« Millennials », « digital natives », « génération Y », ou encore "WE-I génération"24: les jeunes nés entre 1980 et 2000 sont aujourd’hui près de 16 millions en France (1/4 de la population actuelle et la moitié de la population active d’ici 2020), 80 millions aux USA et 364 millions en Chine. Cette génération, la plus importante depuis les baby-boomers, est la première à avoir grandi avec Internet, à n’avoir connu que la crise, et à vivre au rythme de la technologie.

Son crédo ?

  • Ouverture sur un monde en réseau où elle tisse un nouveau rapport à l’autre : multiculturalisme tout en préservant les traditions pour de nouveaux codes hybrides nommés « glocal » favorisant le partage et le collaboratif ;
  • Débrouillardise : esprit d’innovation face aux situations hostiles et moroses, énergie créatrice dite « low cost » pour prendre son destin en main et inventer l’innovation éthique mise au service de valeurs sociales ;
  • Esprit d'aventure comme réaction à la "digiphrenia" (surcharge d’informations) : ralentir le temps et ses évènements, se détoxifier digitalement, créer le « happy networking » et la « joie virale » : symboles de simplicité et solidarité.

« C’est bel et bien l’expérience qui prime » et, imprégnés par le « more with less », les Millennials inventent une nouvelle forme d’hédonisme mêlant convivialité partagée, quête de mieux-être et libération de soi. Ils ouvrent bel et bien la voie à l’emballage de demain : résolument more (ultra smart) with less (éco-conçu).

millenial packaging

Source : ALL4PACK d’après (1) Market Research, (2) : Transparency Market Research, (3) : MRC, Reportbuyers, (4) : Research and Markets, Mondor Intelligence, (5) : Visiongain, Marketsand Markets, Technavio Research, AIPIA, (6) : Visiongain, Research and Market, Mondor Intelligence, (7) : Pira, (8) :

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