#Printing

Le marché de l'impression

Chiffres-clés :

  • Le marché de l’impression papiercarton pèse 6 milliards d’euros. L’impression d’emballages et d’étiquettes en représente 35 %. Le marché de l’impression plastique réalise 6,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 36 % pour l’impression d’emballages et d’étiquettes.
  • +2,7 %, la progression en 2015 du marché de l’impression d’emballages selon le rapport 2016 de l’Idep.
  • -4 %, c’est la baisse de la production française d’imprimés en 2015 établie par l’Idep.
  • 15 % seulement des imprimeurs d’emballages dans le monde sont , d’après le SIPG, encore exclusivement équipés de presses traditionnelles.
  • 67 % des emballages imprimés sont, d’après l’Idep, en verre ou en plastique. Le reste se répartit entre le métal (12 %), le bois (12 %) et le verre (9 %).

LE NUMÉRIQUE DYNAMISE L’IMPRESSION D’EMBALLAGES ET SES ÉQUIPEMENTIERS

LES PRESSES NUMÉRIQUES CONSTITUENT UNE PART TOUJOURS PLUS IMPORTANTE DES VENTES, DYNAMISANT LE SECTEUR, NOTAMMENT L’IMPRESSION D’ÉTIQUETTES

SIPG-AlainFouque

Alain Fouque, secrétaire général du SIPG

SIPG

Si le numérique fait souffrir le secteur de l’impressionpresse et de l’impression de labeur, celui de l’impression d’emballages et d’étiquettes s’en trouve, au contraire, dynamisé. « Globalement, le marché affiche une croissance annuelle d’environ 2 % à 3 % », constate Alain Fouque, secrétaire général du Syndicat interprofessionnel des fournisseurs des industries graphiques (SIGP), selon une étude 2015 de l’Institut de développement et d’expertise du plurimédia (IDEP). L’impression d’emballages et d’étiquettes représente désormais 35 % du marché de l’impression papier-carton (qui représente 6 milliards d’euros et 31.000 salariés) et 36 % de celui de l’impression plastique (6,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 38.000 salariés). Sans compter le bois (12 %), le métal (12 %) et le verre (9 %).

LE NUMÉRIQUE BOOSTE L’INNOVATION

Cependant, ces chiffres masquent deux situations très contrastées. D’un côté, l’impression traditionnelle d’emballages et d’étiquettes progresse peu car le marché est parvenu à maturité. De l’autre, les machines numériques d’impression affichent une progression à deux chiffres : « Aux alentours de 20 % à 30 % pour les presses à étiquettes numériques », souligne Élisabeth Vilar-Bothin, chef de marché chez Epson. Dans un secteur à faible marge de progression, la bonne santé de ces segments s’explique en raison du boom du e-commerce et donc des emballages mais aussi des étiquettes logistiques qui accompagne les colis. Par ailleurs, dans le secteur du packaging, avide de nouveautés, le numérique a boosté l’innovation et la créativité en déroulant le tapis rouge aux petites séries personnalisées. « Nos clients ont une culture du marketing très affirmée. Ils sont toujours à l’affût de nouveautés », analyse Laurent Boumendil, directeur de la communication chez MGI, constructeur français de presses numériques multi-substrats et de solutions de finition pour le papier et le plastique.

Epson-L-6034

La presse numérique pour étiquettes Surepress L-6034VW d’Epson est dotée de la technologie d’encre à séchage UV.

Epson

LES PRESSES TRADITIONNELLES RÉSISTENT (ENCORE)

Par ricochets, les équipementiers de presses traditionnelles ont aussi été entraînés dans l’engouement pour le numérique. « En 5 ans, la part du numérique est passé de 0 % à près de 50 % de notre chiffre d’affaires qui, lui-même, a progressé ! », confirme Didier Trolio, PDG des machines Dubuit qui fabrique des presses pour les emballages plastiques et verres (flacons, tubes). En effet, les nouvelles technologies rivalisent de plus en plus avec l’offset tant en qualité qu’en débit. « Désormais, les photos ressortent avec une qualité très satisfaisante sur les machines numériques. En revanche, au niveau des textes, les presses traditionnelles tiennent toujours la dragée haute aux machines numériques avec une définition nettement supérieure : 1.200 ppp à 1.400 [points par pouce ; ou dpi : dot per inch] contre 720 ppp pour le numérique, reprend Didier Trolio. Et en matière de cadences de production, les presses numériques sont capables de sortir 2.000 à 6.000 objets/heure. Ce qui talonne le débit des presses traditionnelles (6 à 10.000 objets /heure). »

DES ÉTIQUETTES DE PLUS EN PLUS ÉLABORÉES

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Christophe Perrot, Délégué Général de l’UNFEA

UNFEA

L’impression d’étiquettes est sans doute l’un des créneaux les plus attractifs. « Les étiquettes adhésives représentent un marché d’environ un milliard d’euros en France. Elles sont presque entièrement destinées au packaging et à la logistique, expose Christophe Perrot, délégué général de l’Union nationale des fabricants d’étiquettes adhésives (UNFEA). Certes, d’après nos enquêtes mensuelles, le volume des ventes connaît une progression assez lente, à 2 % ou 3 % par an (2,7 % en 2015). Mais c’est surtout l’augmentation des prix qui est plus élevée. » Cependant, la segmentation du marché évolue. En effet, les nouvelles exigences réglementaires imposent aux étiquettes une taille substantiellement plus grande. En outre, elles sont de plus en plus nombreuses à embarquer des puces de type RFID pour mettre en place des processus de traçabilité des produits ou de lutte contre la contrefaçon, voire la démarque inconnue. Autant, de valeur ajoutée supplémentaire qui tombe dans l’escarcelle des imprimeurs et de leurs équipementiers. Le numérique permet aussi de concevoir des étiquettes de plus en plus personnalisées. « Par exemple, nous proposons à nos clients d’imprimer autant de décors différents qu’ils le souhaitent à partir d’un seul cliché », explique Jean-Jacques Combemorel, directeur des opérations chez Stratus Packaging, un fabricant d’étiquettes adhésives et d’emballages souples. La sophistication est aussi une tendance avérée. « Aujourd’hui, on ne se contente plus sur les quatre couleurs de base, explique Élisabeth Vilar-Bothin. On rajoute du blanc pour imprimer sur du film et, ensuite, du vernis. »

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Presse numérique couleur pour étiquettes de Domino Marquage.

Domino Marquage

LA POST-IMPRESSION FACILITÉE

Le numérique ne s’arrête à en si bon chemin. Il dynamise également les machines de post-impression. « Désormais, on peut ajouter bien plus facilement des vernis, des dorures ou des encres odorantes », fait valoir Christophe Perrot. Certains, comme Domino-Marquage, proposent des textures structurées. D’autres, comme l’équipementier français MGI, des impressions à effet 3D. « Nous sommes capables de monter le vernis en 0,2 mm d’épaisseur sans gaufrer le papier », souligne Laurent Boumendil. Ce qui offre des effets « peau d’orange » ou « goutte d’eau ». Et même sur les presses à plat de grande dimension, la post impression peut désormais se faire sans manutention manuelle. « Les impressions passent automatiquement à la découpe grâce à un petit robot », ajoute Alain Greiner, dirigeant de swissQprint en France.

MGI-JETvarnish-3D-Evo

La machine MGI JETvarnish 3D Evo permet de réaliser du vernis sélectif UV 2D/3D, du gaufrage jusqu’à 200 μm et de la dorure en 100% numérique.

MGI

DES ENCRES PLUS « VERTES »

Autre enjeu du secteur : « Concevoir des encres de plus en plus écologiques », précise Delphine Baudesson, responsable marketing de Domino Marquage. L’avantage
écologique est énorme : débarrassées de leurs huiles minérales, les encres permettent, par exemple, de recycler les cartons de logistique dans désencrage ou d’imprimer des emballages alimentaires sans risque de migration des encres vers les aliments.

BIENTÔT, LE WEB-TO-PACK

La flexibilité numérique va se répercuter sur les modèles économiques de la filière avec l’émergence d’un nouveau type de service : le Web-to -Pack. Après le Web-to-print, autrement dit la possibilité pour tout un chacun d’envoyer son fichier sur le web pour recevoir une impression à domicile, « on pourra bientôt commander d’un seul clic son emballage sur Internet », prédit Alain Fouque secrétaire général du Syndicat national des fournisseurs pour les industries graphiques (SIPG). Il suffira de concevoir son emballage, de se connecter à un site, qui proposera différents types de supports d’impression, et calculera selon la taille souhaitée, les pliages et découpes nécessaires. « Cela va révolutionner le secteur », ajoute Alain Fouque.

VERS L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE DES MACHINES D’IMPRESSION

La bataille se joue donc de plus en plus sur le « soft » : contrôle des couleurs, gestion des calages, gestion des flux de la matière première jusqu’au produit fini... les nouvelles machines reposent sur leur intelligence. Chez MGI, Laurent Boumendil confirme cette tendance : « Notre machine est dotée d’une intelligence artificielle qui permet d’ajuster l’impression de décors sur chacune des étiquettes déjà imprimées. Même lorsque l’impression de base comporte quelques erreurs de placement. »

UNE FUSION DES MONDES OFFSET ET NUMÉRIQUES

Stratus

Stratus peut désormais imprimer en numérique les manchons rétractables qui permettent d’habiller, par exemple, les bouteilles.

Stratus Packaging

Si les fournisseurs de presses traditionnelles et de presses numériques appartenaient naguère à deux mondes différents, désormais, on assiste à leur fusion. En témoigne Dubuit. Cet acteur traditionnel, existant depuis 1932, fabrique des machines qui surfent sur la vague numérique. Mais, même si le numérique gagne sans cesse des parts de marché, il reste minoritaire dans le parc installé. En France (on estime sa part de marché sur le parc installé à environ 25 %) comme à l’international. « Au niveau mondial, 1/4 des producteurs d’emballages n’utilisent que des machines d’impression traditionnelle. 15 % d’entre eux sont passés aux machines numériques. Les autres combinent les deux outils », évalue Alain Fouque. Du reste, les acteurs de l’offset proposent de plus en plus de machines hybrides, permettant de gérer sans rupture l’impression et la post-impression, les grandes et les petites séries. A l’instar du grand fabricant de presses traditionnelles Heidelberg, désormais associé à Gallus (machines pour étiquettes). Pour sa part, Didier Trolio reste sceptique : « En ce qui me concerne, je préfère livrer deux équipements complémentaires car l’hybride ne permet pas de passer d’une série à une autre aussi rapidement que le numérique. »
A méditer.

PARMI LES EXPOSANTS DU SECTEUR PRINTING :

5 SEPT ETIQUETTE / ADESA ÉTIQUETTES ADHÉSIVES / AERA / ANTSYS SIGBOX / APPLIC’ETAINS/ BAHAR ETIKET / BOBINOV / BOLLORE / BRODART PACKAGING / BST ELTROMAT FRANCE / BST ELTROMAT INTERNATIONAL GMBH / CAB TECHNOLOGIES / CARTONNAGES GAULTIER / CHILI PUBLISH / COMEC FRANCE / CONDAIR / DALIM SOFTWARE GMBH / DB TECHNIQUE ET FITELEC PRODUCTION / DOMINO / DOUBLE E EUROPE / DUMAI EVENTS / EGYPAC - NEW FINEPAC / EPSON FRANCE SA / EQUINTECH SARL / ESKO / ETANOR / ETIK OUEST / ETIQ&PACK «TOUT L’EMBALLAGE IMPRIMÉ ET L’ÉTIQUETTE» / FLEXPRESS / FOGEPACK SYSTEMES / FOLLMANN GMBH & CO KG / FOUR PEES / FURIC / GICGRAPHIC INFORMATIQUE CONCEPT / GLORY INNOVATIONS, INC / HANNECARD FRANCE / HP FRANCE / HUGO BECK / HYBRID SOFTWARE / IC3D / INCARTA / INCOM FRANCE / INFICO / JETPACK / KONICA MINOLTA - KONICA MINOLTA SENSING- / LABSOLUTIONS / LM REALISATIONS / LUNAXE TRAÇABILITÉ / LUNDBERG TECH / LUTZ BLADES / MACHINES DUBUIT / METALVUOTO S,P, A, / MGI DIGITAL TECHNOLOGY / MONTEIRO RIBAS EMBALAGENS FLEXIVEIS / PACK EN SCENE / PITNEY BOWES / PLASTMOROZ SP Z O,O, SP,K, / PRIMERA TECHNOLOGY EUROPE / PRINTING INTERNATIONAL NV/SA / QUICKLABEL SYSTEMS / RONTECH / SERVO ARTPACK - FLEXIBLE PACKAGING / SITETIC / SS&C / STRATUS PACKAGING / STTS - CORONA & PLASMA / SWISSQPRINT ET ZUND FRANCE / TASCO / TECNOGRAVURA - GRAVURAS METÁLICAS / TILIA LABS - PHOENIX / TRANSFO PLUS / TREEDIM PICADOR / UNFEA - ETIQUETTES ADHÉSIVES / UNI-PACKAGING-DIGIFLEX / VETAPHONE / VIZELPAS FLEXIBLE FILMS / X-RITE EUROPE GMBH / XEIKON INTERNATIONAL.

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Source : Erick Haehnsen

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