Quels challenges doit-on relever pour le « sustainable packaging » ?

Avec l’essor du développement durable, le sustainable packaging est le sujet du moment. Aussi bien les consommateurs que les entreprises y accordent une attention importante afin de répondre aux exigences environnementales qui s’imposent aujourd’hui.

Quel est l’intérêt des consommateurs pour le sustainable packaging ?

Un consommateur sur quatre à travers le monde déclare souhaiter des produits écofriendly. Concrètement, cela signifie que les consommateurs sont plus enclins à acheter des produits dits durables ; plus spécifiquement, on sait que les millennials sont les plus friands de sustainable packaging.

En France, la pollution plastique et l’environnement sont des préoccupations fortes. Ainsi, environ un consommateur sur cinq se dit très favorable à l’utilisation d’emballages rechargeables et huit consommateurs sur dix sont favorables ou très favorables à l’achat d’emballages durables.

Des entreprises s’emparent du sujet, comme Danone qui a publié une vision de ses objectifs à horizon 2025 en ce qui concerne l’emballage. Cette vision est basée sur trois principes fondamentaux : engager les marques, nouer des partenariats et encourager l’innovation.

Et si les entreprises cherchent des solutions, c’est qu’année après année, le consommateur s’attend à des produits plus durables. Le tout sans aucun sacrifice quant aux performances du produit.

Par ailleurs, les consommateurs font preuve d’un réel engouement pour tout ce qui a trait au développement durable. Travailler sur la recherche et le rechargement des emballages plastiques permet par exemple de redynamiser les produits. Tout ce qui peut être proposé en développement durable est un facteur de communication et d’évolution des parts de marché.

La fonctionnalité première du sustainable packaging est de protéger le produit, et l’on peut voir que même en tant que sustainable packaging, l’emballage doit garder toute sa propriété pour conserver sa capacité de protection du produit. Enfin, l’accroissement des exigences liées au développement durable et à l’écoconception prend de plus en plus d’ampleur.


Quelles sont les pistes à suivre en matière de produits et d’emballages durables ?

Les consommateurs préfèrent les produits favorables au développement durable, mais le niveau d’engagement pour acheter n’est pas toujours très élevé, car il dépend de la proposition commerciale dans sa globalité. En effet, d’autres paramètres entrent en compte, et si l’on perd ailleurs dans l’emballage (praticité, contenu, etc.) ce que l’on gagne en développement durable, les consommateurs ne sont pas forcément prêts à faire le pas.

Le bien pour la planète et le sustainable packaging durable doivent être associés à d’autres bénéfices pertinents. La préférence de marque est multipliée par trois, notamment lorsque l’angle de la sustainabilité est plus visible. Un emballage est fait pour protéger le produit, c’est pourquoi il importe de montrer qu’un emballage durable n’est pas moins efficace, ni moins pratique.

La société Saint-Louis Sucre a beaucoup travaillé pour réduire les espaces vides dans les emballages avec le sustainable packaging, et a pu constater que le consommateur fait passer l’intérêt du développement durable au second plan, au profit de la capacité de stockage à domicile.

Consommer durablement implique pour les marques de communiquer auprès des consommateurs sur les bénéfices environnementaux ou sociétaux de leurs produits. La transmission du message est très délicate, d’autant que l’acheteur est aujourd’hui noyé dans des certifications et des labels qu’il ne comprend pas toujours. Par conséquent, ajouter un logo supplémentaire ne résoudrait pas le problème.

Danone a développé la stratégie de lancer des produits iconiques avec deux objectifs : engager les consommateurs en racontant une histoire, et prouver que les engagements pris pour dans plusieurs années peuvent commencer à être atteints avec des produits d’aujourd’hui. La marque travaille, en profondeur, la notion de confiance pour que le consommateur reste fidèle à ses produits.

Design et sustainability : quid ?

Les consommateurs sont très intéressés par les propositions dites « sustainable packaging ». Cependant, la dimension pratique prend l’ascendant sur les préférences des utilisateurs, et cette dimension n’est peut-être pas toujours suffisamment mise en avant.

Les premiers à se positionner sur les problématiques environnementales réalisent généralement de meilleurs bénéfices. Par ailleurs, le fait que le sustainable packaging respecte l’environnement est une bonne chose, mais passe en deuxième position derrière la protection du produit pour les consommateurs.

Un sustainable packaging doit avoir une raison d’être et chaque composant doit jouer un rôle. Une fois que cette raison d’être est établie, elle doit être optimisée avec les meilleurs matériaux et la meilleure sustainabilité. Les intervenants de cette conférence ont d’ores et déjà pris des engagements en faveur d’un emballage durable :

  • Pour Danone, l’« eco packaging circulaire » est une notion importante, car l’enseigne a basé sa stratégie autour de l’économie circulaire. En pratique, il faut concevoir des emballages réutilisables, recyclables ou compostables.
  • De son côté, Saint-Louis Sucre a pris l’engagement d’écoconcevoir tous les emballages, grâce à des outils proposés par des organisations comme Citeo. Cela s’inscrit dans une démarche progressive, et à chaque fois que la société est en mesure de faire évoluer un emballage, elle prend cet engagement.
  • Le groupe Barbier se focalise sur la fin de vie du produit. L’entreprise a en effet fait le choix de mentionner sur ses emballages un certain pourcentage d’incorporation de matières régénérées post-consommation.

Les métiers de l’emballage, globalement, répondent à un ensemble de besoins complexes, nécessitant des connaissances étendues, de la méthode, de l’expérimentation, de l’acquisition de données et des personnes formées.

Intervenants :